Bernard-Henri Lévy

Il a dit

« Il y a aujourd'hui deux systèmes : le système mélanchono-lepéniste, qui représente un risque considérable, et l'autre, le nôtre, celui de la maison de la Chimie. »

  • Le Figaro, 3 mai 2017


« Je préfère Emmanuel Macron parce que je ne connais pas, compte tenu de l’offre politique disponible, de meilleur moyen d’écarter ceux qui, dans la hargne ou l’amertume, naufragent la République ou ajournent le moment du sursaut. »

« Les juifs ont largement fait la France, voilà. Ils ont en grande partie fait la France. Et donc si la France s’amputait de sa part juive, ce serait un hara-kiri pour le pays. »

  • RCJ, 9 février 2016


«. L’internationalisme contre le non-interventionnisme. Le souci du monde contre le nationalisme. La générosité contre cette saloperie qu’est, aujourd’hui comme hier, le souverainisme. C’est quoi, le souverainisme ? C’est l’idée que le droit n’existe pas ou qu’il est, plus exactement, sujet à la loi des frontières. »

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Libération, 3 février 2016 — « Bernard-Henri Lévy : «La mémoire de la gauche, c’est le souci du monde contre cette saloperie qu’est le souverainisme» »

« Je suis un cosmopolite résolu. J’aime le métissage et je déteste le nationalisme. Je ne vibre pas à « la Marseillaise ». J’espère que le cadre national sera un jour dépassé. Et l'un des principaux mérites de l'Europe, à mes yeux, est de fonctionner comme une machine à refroidir cette passion nationale. »

  • Interview, L'Obs, 4 octobre 2007


Je déteste le nationalisme. Je crois, au plus profond de moi, que la construction européenne doit nous débarrasser de ce mixte bizarre de maurrassisme et de jacobinisme qui fait le fond de sauce de notre religion patriote. Je trouve que La Marseillaise, par exemple, est un chant détestable et grotesque.

  • « BHL répond - Interview Eric Conan et Denis Jeambar et Renaud Revel », L'Express, 10 janvier 2005


« La machine européenne est venue s'inscrire contre ces nationalismes mystiques et a commencé à les renvoyer au musée des horreurs historiques. Avec la mort de ces nationalismes, les Juifs perdent le plus redoutable de leurs adversaires. »

  • Récidives, éd. Grasset, 2004


La construction européenne ne doit pas être « une nation de plus », mais « un dispositif de nature à travailler, fracturer, pulvériser et, fina­lement, nécroser, les identités et les fixations nationales. »

  • Récidives, éd. Grasset, 2004


« Chevènement-Le Pen, même combat ? Je ne dis pas cela. Mais qu'il y ait entre tous ces gens une identité de réflexes, qu'ils partagent une même vision torve non seulement de la France, mais de l'Europe et la morale, voilà qui n'est pas douteux. »

  • « Chasser le Chevènement de nos têtes », Le Monde, 8 avril 1999


« M. De Villiers, donc s’installa à l’Élysée. [...] Le “non” français à Maastricht fut interprété, de fait, comme un encouragement aux nationalismes. Il relança la guerre dans les Balkans. Si bien que, sans aller, comme certains, jusqu’à imputer à ce maudit “non” le soulèvement transylvain, la nouvelle guerre de Trente ans, entre Grèce et Macédoine, les affrontements entre Ossètes du Nord et du Sud, puis entre Russes et Biélorusses, bref, sans aller jusqu’à lui attribuer toutes les guerres tribales, ou paratribales, qui enflammèrent l’Europe de l’Est, on ne peut pas ne pas songer que c’est lui, et lui seul, qui offrit à Berlin l’occasion de son nouveau “Reich”. »

  • Le Figaro, 18 août 1992


« Vous pouvez l'écrire, je considère que je suis l'écrivain le meilleur, l'essayiste le plus doué de ma génération. »


« Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious, bref, « franchouillard » ou cocardier, nous est étranger, voire odieux. »

  • Editorial, manifeste de présentation du premier numéro de Globe avec Pierre Bergé et Georges-Marc Benamou, Globe, 1985


« Oui, je sais maintenant que la France, la France de ma culture, la France de ma mémoire, est aussi une France noire. Je sais son visage d'ordure, la ménagerie de monstres qui y habitent, et ces paysages étranges où s'ouvrent parfois, en pleine lumière, des gouffres abominables. »

  • L'Idéologie française, éd. Grasset, 1981, p. 293


« Les patries en tout genre et leurs cortèges de vieilleries me dégoûte au dernier degré : tout cela n’est qu’un repli frileux et crispé sur les identités les plus pauvres. Parler patois, danser au rythme des bourrées, marcher au son des binious… tant d’épaisse sottise m’écœure. »

  • L'Idéologie française, éd. Grasset, 1981, pp. 212-216

Ils ont dit de lui

Bernard Henri-Lévy a une « vertu, inébranlable et incassable [...] Bernard-Henri Lévy porte une parole de liberté »

  • « "On n'est pas couché", Pulvar et Polony vs BHL : la Libye c'était mieux avant ? », Bruno Roger-Petit, L'Obs, 3 juin 2012 (lire en ligne)


Sa nébuleuse