Caroline Fourest

Elle a dit

« L'image d'un CRS en feu à ce stade de la campagne on pourrait s'en passer »

  • BFM TV, 1er mai


« Le Journalisme est avant tout une pédagogie. »


« À la racine de ces interrogations se trouve un enjeu théorique, politique et social décisif pour la suite de l’histoire. Tant que les partisans du droit de choisir n’auront pas situé leur engagement, clairement et globalement, ils ignoreront l’étendue et la portée de leur combat. Qui sont les prochoix face aux provie ? Sinon les partisans d’un système politique qui maîtrise la nature par la culture, face aux soldats d’un ordre naturel et divin. Que signifie ce militantisme de la culture ? Sinon la défense du droit à l’IVG, mais aussi à l’égalité entre les hommes et les femmes, de la liberté des mœurs — hétérosexuelle et homosexuelle —, des procréations médicales assistées et de tout ce qui fait cette maîtrise de la nature par la culture. Sans prise de conscience de l’étendue de cet engagement, il y aura des contradictions militantes. De même qu’un juif peut-être raciste tant qu’il n’a pas pris en compte la logique de la discrimination, un homme de gauche peut être sexiste tant qu’il n’a pas inclus l’oppression des femmes dans cette discrimination, une féministe peut être homophobe... Le jour où les singularités, les particularités ethniques, identitaires et sexuelles ne seront plus considérées comme gênantes par un mouvement qui prétend lutter contre le totalitarisme, la force, l’efficacité et la grandeur l’emporteront sur le consensus mou. C’est là tout l’enjeu d’une redéfinition du champ politique selon l’axe nature/culture. »

  • « Le racisme existe, pas les "races" », Le Monde, 13 mars 2012


« Je peux être très identitaire, la nuit. Quand je sors, ce n'est pas pour avoir des discussions philosophiques, je préfère aller dans des lieux non mixtes, pour le plaisir et pour être sûre que je ne me ferais pas draguer et allumer par des mecs de 50 ans. Pour tout ce qui est politique et intellectuel, je peux fréquenter des hétéros gay friendly, et des hommes "féministes friendly". ça date du Pacs : des hétéros ont compris que la lutte des homos ne concernait pas qu'eux, mais avait à voir avec la démocratie. Je suis toujours émue de voir des hétéros militer pour les homosexuels, c'est la même chose, j'imagine, pour des noirs qui voient des blancs militer à leurs côtés contre le racisme. Ceci dit, il y a un tabou sur le militantisme. Tu milites pour des convictions, mais aussi pour rencontrer des gens et rencontrer l'amour. Donc, pour une lesbienne, c'est plus agréable de militer avec des filles. Quand j'évoluais dans un milieu non mixte, lesbien et féministe, je n'aimais pas les mecs, j'éprouvais une forme de répulsion. Avec le Pacs, j'ai milité avec des gays, et il m'arrive de me dire : tiens, il est mignon. Un hétéro, ce n'est pas possible, à cause de ce qu'il a dans la tête. »


« Chaque jour, sans le savoir, nous renflouons les caisses de l'extrême droite française en achetant les produits ou les services de centaines d'entreprises proches du Front national et qui oeuvrent dans tous les domaines restauration, immobilier, imprimerie, communication, banque, industrie, loisirs, médecine, antiquités, garages, gardiennage, vins, assurances. Toutes les entreprises citées dans ce guide ont d'une manière ou d'une autre — et même inconsciemment pour certaines — soutenu le Front national ou des journaux, magazines, associations, qui véhiculent ses discours sur l'insécurité, l'immigration, la peine de mort, etc. Classé par professions et par départements, ce répertoire inédit et précis est le premier à révéler la liste de ces entreprises, souvent fort importantes et très connues, voire parfois publiques, dont l'aide financière a contribué à l'essor du Front national ou à la diffusion de ses idées. »

  • Caroline Fourest et Fiammetta Venner, Le guide des sponsors du Front National et de ses amis, éd. Raymond Castells, 1998

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