Claude Allègre

Il a dit

« L’épisode glorieux de la science arabe se situe entre le IXe et le XIIe siècles [...] Depuis lors, la science arabe est inexistante ou presque. Dès l’instant que la religion a pris le dessus [...] la science arabe, aussi bien en Espagne qu’à Bagdad, s’est peu à peu étouffée, puis éteinte. Une précision s’impose : on évoque couramment les « savants arabes », mais certains étaient perses ou ouzbeks [...], d’autres berbères, et donc ni arabes ni même musulmans. Il serait plus exact de parler de « science dans les territoires islamisés ». Cela mérite tout particulièrement d’être signalé dans le contexte actuel ou l’intégrisme musulman s’affirme [...]. On entend en effet ici ou là certaines voix évoquer la science arabe pour justifier les fanatismes, et surtout l’idée que l’islam est le salut de la civilisation occidentale. Il s’agit là d’une appropriation indue qu’il faut dénoncer, car tous ces « savants arabes » étaient a-religieux, ou religieux « tièdes ». Qu’a donc apporté la « science arabe » ? [...] dans le développement des sciences [...] pas de discussion ou d’hésitation possible [le rôle des scientifiques arabes] fut considérable, et même essentiel. Ce sont eux qui ont permis la pérennisation de la science grecque. [...] Sans les arabes, ce corpus de connaissances auraient peut-être disparu [...] Auraient-ils seulement fait la synthèse entre les savoirs grecs et indiens que leur rôle aurait été décisif. »

  • Dictionnaire amoureux de la science, éd. Plon, 2005, pp. 66-67


« Que les 58 millions de Français n'oublient jamais que sans l'immigration, récente, ils seraient, avec 40 millions, le pays en déclin démographique le plus prononcé d'Europe. Oui, l'immigration est une chance pour la France. »

Sa nébuleuse