Daniel Cohn-Bendit

Il a dit

« Il faut arrêter de dire que le peuple a toujours raison »

  • À propos du Brexit
  • « L'invité de 8h20 », France Inter, 4 juillet 2016


« Je suis pour les référendums encadrés par une juridiction qui ne permette pas à une majorité de décider contre des minorités. [...] La démocratie ce n’est pas et ça n’a pas le droit d’être la dictature de la majorité contre des minorités. La démocratie c’est la défense des minorités contre les majorités ! C'est ça la vérité ! »

  • Suite aux résultats du référendum suisse sur les minarets
  • Lyon, 6 octobre 2012


« La majorité — c'est ça le problème des démocraties — n’a pas raison, la majorité des allemands étaient contre les juifs [...] il faut arrêter un peu cette histoire des majorités. »

  • À propos de l'initiative populaire contre la construction de minarets en Suisse
  • « Infrarouge », Radio Télévision Suisse, 1er décembre 2009


« C'est dégueulasse. Prétendre que j'étais pédophile est une insanité. La pédophilie est un crime. L'abus sexuel est quelque chose contre lequel il faut se battre. Il n'y a eu de ma part aucun acte de pédophilie. »


Il serait bon que « le pourcentage d'étrangers atteigne un jour le tiers de la population globale [...] La barque est loin d'être pleine, elle est même trop vide [...]. Pour enrayer la xénophobie, le mieux serait encore d'augmenter et non de vouloir réduire le nombre d'étrangers. »

  • Xénophobies, éd. Grasset, 1998, pp. 14, 43, 45


« Ce qui compte beaucoup plus, pour moi, ce sont les relations dans le couple. Quel que soit le sexe des partenaires : un couple homosexuel doit avoir les mêmes droits qu’un couple hétéro­sexuel. »

  • Une envie de politique, éd. La Découverte, 1998


« Il faut que l’Europe se pense comme région d’immigration, à la manière des États-Unis. »

  • Une envie de politique, éd. La Découverte, 1998


« Il faut d’abord se dire qu’il y aura toujours un mouvement d’immigration en raison de l’inégalité forte entre les pays industrialisés et les pays en développement du Maghreb ou d’Afrique... Cela vaut pour l’Europe entière. »

  • Une envie de politique, éd. La Découverte, 1998
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« Il y a jalousie, il y a fidélité. Il y a le dépassement de tout cela. Il y a très peu de partouze. Tant mieux ou tant pis, ou peut-être dommage. Je n’en sais rien. Je veux dire, le peu de partouze que... Il y a pas mal de drogue. Les drogues douces. On défend ça [...] Moi je travaille avec des gosses, des petits gosses. Oulalah ! Qu’est-ce qu’ils font avec moi ! Je vais à neuf heures du matin retrouver mes huit petits gosses entre 16 mois et deux ans, je vais leur torcher le cul, je vais les chatouiller, ils me chatouillent, on se fait des papouilles [...] Vous savez que la sexualité d’un gosse, c’est absolument fantastique ! C’est quand même... Faut être honnête... Sérieux ! Un p’tit gosse. Moi j’ai travaillé avec des... – avant les tous petit là ; oh les tout petits, c’est autre chose – mais avec des gosses qui avaient entre quatre et six ans. Ben, vous savez, quand une petite fille de cinq ans, cinq ans et demi, commence à vous déshabiller... c’est fantastique ! C’est fantastique parce que c’est un jeu absolument érotico-maniaque. »

  • « Apostrophes », Antenne 2, 23 avril 1982


« Ce qui me plaît en France, c’est son cosmopolitisme. Les Noirs, les Arabes, les Juifs. J’aime la France surtout pour ça. »

  • A. Harris, A. de Sédouy, Juifs et Français, éd. Grasset, 1979, p. 188


« Mon flirt permanent avec ces enfants prit bientôt un tour érotique. Je pouvais parfaitement sentir comme les petites filles de cinq ans avaient appris à m’exciter. C’est à peine croyable. La plupart du temps, j’étais passablement désarmé. [...] Il m’est arrivé que plusieurs fois des enfants m’ont ouvert la braguette et ont commencé à me caresser. Selon les circonstances, j’ai réagi de façon diverse. Quand ils le voulaient, je les ai caressés. Alors on m’a accusé de perversion. »

  • Texte retrouvé dans un journal alternatif de Francfort, 1976


« Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : "Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas d'autres gosses ?" Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même. [...] J’avais besoin d’être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu’ils dépendent de moi. »

  • Le Grand Bazar, éd. Belfond, 1975, p. 203


« Un des problèmes du jardin d'enfants, c'est que les libéraux admettent, à la rigueur, l'existence de la sexualité, alors que nous, on essayait de la développer, d'avoir un comportement qui permette aux enfants de réaliser leur sexualité. »

  • Le Grand Bazar, éd. Belfond, 1975, p. 209

Sa nébuleuse