Frédéric Mitterrand

Il a dit

« [Frédéric Mitterrand défendant Roman Polanski] Si le monde de la culture ne soutenait pas Roman Polanski, ça voudrait dire qu’il n’y a plus de culture dans notre pays. Je suis très ému en en parlant parce que je trouve que c’est une chose épouvantable et totalement injuste. Roman Polanski est un homme de cinéma de réputation internationale et c’est une émotion très profonde parce que Roman Polanski est un homme merveilleux. Et de la voir ainsi jeté en pâture pour une histoire qui n’a pas vraiment de sens et de le voir ainsi pris au piège c’est absolument épouvantable. Et de la même manière qu’il y a une Amérique généreuse, il y a aussi une certaine Amérique qui fait peur et c’est cette Amérique-là qui vient de nous présenter son visage. J’apporte mon soutien à Roman Polanski. Le président de la république suit le dossier très attentivement, j’ai eu l’occasion d’en parler avec lui ce matin et je pense qu’il est au même diapason d’émotion que moi et que tous les Français... Je pense que tous les Français doivent être avec Roman Polanski dans cette épreuve  »

  • Europe 1, 27 septembre 2009


« Je viens d’apprendre avec stupeur la procédure engagée à l’encontre de Roman Polanski, réalisateur de cinéma de réputation internationale et citoyen français, actuellement retenu en Suisse [...] Je m’en suis entretenu avec le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui suit le dossier avec la plus grande attention et partage le souhait [...] d’une résolution rapide de la situation [...] Sans vouloir s’immiscer dans un processus judiciaire très ancien et donnant lieu à des appréciations exagérées, je regrette de la manière la plus vive qu’une nouvelle épreuve soit ainsi infligée à celui qui en a déjà tant connues. »

  • Réaction par communiqué, ministre de la Culture et de la communication sous le gouvernement Fillon, à propos de l’arrestation à retardement de Roman Polanski, dépêche AFP, AP et Reuters, Le Monde, 27 septembre 2009


« J’ai pris le pli de payer pour des garçons [...] Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici. [...] je sais ce qu’il y a de vrai. La misère ambiante, le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars que ça rapporte quand les gosses n’en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément [...] On ne pourrait juger qu’un tel spectacle abominable d’un point de vue moral, mais il me plaît au-delà du raisonnable [...]. La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas. »

  • La Mauvaise Vie, éd. Robert Laffont, 2005, pp. 293-307


« Je me demandais parfois si je serais capable de me donner tant de mal pour une petite fille. Les garçons touchaient évidemment à quelque chose de plus intime et de plus ambigu – quoique... »

  • La Mauvaise Vie, éd. Robert Laffont, 2005


« Si Le Pen prend le pouvoir, je peux me retrouver en prison, je serai peut-être tué, que sais-je ! Mais je ne le supporterai pas. »

  • Nice Matin, 6 avril 1997