François Mitterrand

Il a dit

« On pourra dire ce que l'on voudra là-dessus, je pourrais être le seul à le penser en France, je pense que ces gens-là ont des droits et qu'il faut les leur accorder. »

  • 14 juillet 1991


« [Il faudrait réussir à] convaincre les Français que [le droit de vote pour les étrangers] serait une mesure de justice. »

  • 18 juin 1990


« Quand on bénéficie du travail des immigrés on doit reconnaître leurs droits [...] par comparaison avec les époques antérieures, la proportion d'immigrés dans la population ne s'est pas sérieusement accrue, mais elle a changé de nature [...]. La France et son peuple sont eux-mêmes le produit de brassages permanents où se sont mêlés quantité d'élément hétérogènes qui ont fini par fonder l'une des plus anciennes et des plus solides nations du monde. »

  • 23 novembre 1989


« Je vois dans le refus des exclusions le vrai chantier qui nous attend [...] Quant à la pauvreté, au racisme et à l'ignorance, ils sont pires ennemis de la démocratie. »

  • Versailles, 20 juin 1989


« Notre pays, c'est la planète. »

  • 3 avril 1989


« La nation française ressent profondément l'utilité de la présence d'immigrés chez nous. Ils travaillent, et ils travaillent bien. »

  • Alger, 8 mars 1989


« Il faut que les immigrés soient traiés comme s'ils étaient des citoyens français. Certains immigrés, [même multicondamnés], installés depuis longtemps en France sont inexpulsables. »

  • 9 janvier 1989


« Je souhaite que soient révisées sans tarder plusieurs des dispositions législatives applicables aux immigrés, dispositions qui me paraissent ni équitables ni justifiées [la « loi Pasqua »]. Ce sera notre réponse aux actes criminels qui ont marqué ces derniers temps un certain réveil du racisme. »

  • Cérémonie des vœux aux français, 1er janvier 1989


« Je sais que vous êtes dans une grande majorité, hostile à une mesure de ce genre [le droit de vote des immigrés], je déplore personnellement que l'état de nos mœurs ne nous la permette pas [...]. J'aimerais que les naturalisés de l'année fussent reçus comme pour une fête, de façon solennelle et joyeuse par le maire et dans sa mairie, là où ils résident. On respirerait mieux en France. »

  • Lettre à tous les Français, 1988


« La France, à travers les siècles, a tiré force et richesse des apports humains et culturels qui sont venus à elle. Devrait-elle aujourd'hui céder à la tentation de l'exclusion et de repli sur soi ? »

  • Déclaration à la troisième fête de SOS Racisme sur l'esplanade du château de Vincennes, 20 juin 1987


« Les Français qui viendront après moi, fiers quand même de ce qu’ont été ceux d’avant, considèrent que ceux d’après, ceux du siècle prochain seront plus forts, seront plus riches de culture, seront des Français plus proches de l’universel et donc de la compréhension des affaires du monde, s’ils savent admettre et comprendre les autres cultures pour en faire aussi leur propre culture. »


« Moi je veux que l'on puisse venir en France. Je veux que l'on puisse bousculer la culture et les usages français. »


« [...] depuis déjà près d'un siècle, la France a reçu des apports successifs. Chaque fois, ils ont représenté pour elle, un acquis, un profit, quelque chose de plus et non pas quelque chose de moins. »


« Nous sommes français, nos ancêtres les gaulois, un peu romains, un peu germains, un peu juifs, un peu italiens, un petit peu espagnols, de plus en plus portugais, peut-être qui sait polonais, et je me demande si déjà nous ne sommes pas un peu arabes ? Je reconnais que voici une phrase imprudente. C'est celle-là qui sera épinglée. Et qui incitera à dire vous voyez bien, c'est le Président de la République qui l'a dit. Ils me la répèteront peut-être sans mettre exactement le même sens aux propos que je tiens. »

« [À propos d'Alexandre Soljenitsyne] Le plus important n'est pas ce que dit Soljenitsyne, mais qu'il puisse le dire. Et si ce qu'il dit nuit au communisme, le fait qu'il puisse le dire sert bien davantage le communisme. »

  • 1975


« L'Algérie c'est la France et la France ne reconnaîtra pas chez elle d'autre autorité que la sienne. »

  • L'Écho d'Alger, 7-8 novembre 1954
L'Écho d'Alger, 7-8 novembre 1954 — « L'Algérie c'est la France et la France ne reconnaîtra pas chez elle d'autre autorité que la sienne. »
François Mitterrand est reçu par le Maréchal Pétain, 15 octobre 1942

« J'ai vu le maréchal au théâtre [...] il est magnifique d'allure, son visage est celui d'une statue de marbre. »

  • Lettre à sa sœur, 13 mars 1942

Sa nébuleuse