Jacques Attali

Il a dit

« Nous sommes en train de risquer de pourrir notre âme en ne traitant pas bien ceux qui sont là [les migrants]. »

  • « 19h Ruth Elkrief », BFM TV, 15 janvier 2018


« Tout pays doit se penser comme un hôtel et ses habitants comme des hôteliers. Recevoir sans cesse des étrangers. Être accueillant. »

  • « «La Suisse doit se penser comme un hôtel» », Roland Rossier, 24 heures, 17 octobre 2017 (lire en ligne)


« Les villages retrouveraient une vie si on y recevait les réfugiés [...] qui recréeraient à la fois une vie sociale, leurs emplois et des emplois pour les autres. »

  • « Les Grandes Gueules », Jacques Attali, RMC, 30 août 2017 (lire en ligne)


Les ouvriers de Whirlpool « c'est une anecdote »

  • LCI, 26 avril 2017


« [...] notre pays reçoit en fait aujourd’hui moins de 400.000 nouveaux migrants chaque année [...], soit moins de 6 pour mille de sa population, soit pas plus que dans le passé. »

  • « Attali : "Macron a tous les talents pour être un homme d'État" », Léa Salamé, GQ, 27 mars 2017 (lire en ligne)


« Ce qui se passe dans les urnes ne veut pas dire que c'est la vérité. [...] Je considère que les Anglais ont voté contre leurs intérêts, que les Américains ont voté contre leurs intérêts. »

  • « Attali : "Macron a tous les talents pour être un homme d'État" », Léa Salamé, GQ, 27 février 2017 (lire en ligne)


« L'europe a besoin de migrants, elle en a besoin de façon vitale pour payer les retraites de ceux qui travaillent. [...] Nous perdons des richesses considérables en les refusant. »

  • France 24, 10 octobre 2016

« Moi je suis pour l'expulsion de la Hongrie de l'Union européenne. Je pense que la Hongrie, en tout cas devrait être mis en congé. Un pays qui n'est pas démocratique n'a pas sa place dans l'Union européenne. »

  • France 24, 10 octobre 2016


« Soit l’on ne veut pas de ces migrants en France et on les expulse [...] comme les Anglais et les Américains l’ont fait avec ces juifs allemands qu’ils ont renvoyés vers Hambourg en 1938 ; soit [...] l’Etat français prend à sa charge un accueil digne et durable de ces migrants, en expliquant qu’ils apporteront au pays des emplois et de la croissance, tout en enrichissant l’identité française de leurs différences. »

  • « Un scandale d’Etat », Jacques Attali, GQ, 26 octobre 2015 (lire en ligne)


« Je rêve d’une société où chacun, grâce à la robotisation, et à l’organisation politique et sociale, pourrait exercer l’activité qu’il souhaite, sans limite de temps. Dans une telle société, la revendication principale serait de retarder l’âge de la retraite, et pas de le réduire. Il n’y aurait pas de retraite, où travailler serait naturel… On en est évidemment très loin pour l’immense majorité des gens, et il faut réduire de toutes les façons possibles le temps consacré à des travaux pénibles, dégradants, ennuyeux, aliénants. Le critère d’une bonne société, c’est la part de « bon temps », librement choisi pour devenir soi, que chacun peut avoir. Une bonne société est une société où l’on préfère le lundi matin au vendredi soir, autrement c’est une société aliénée. »

  • « Attali : "Macron a tous les talents pour être un homme d'État" », Jacques Attali, Le Monde, 5 avril 2015 (lire en ligne)


« [...] je pense que tout le monde, mis à part les fonctionnaires, doit s’habituer à l’idée de se débrouiller, de créer sans cesse son propre emploi, d’avoir plusieurs emplois en même temps, de ne rien attendre de personne. C’est ça qui est l’avenir et ce n’est pas une situation négative, mais une situation positive. »

« […] nous allons inexorablement vers une humanité unisexe, sinon qu’une moitié aura des ovocytes et l’autre des spermatozoïdes, qu’ils mettront en commun pour faire naitre des enfants, seul ou à plusieurs, sans relation physique, et sans même que nul ne les porte. »
« Accessoirement, cela résoudrait un problème majeur qui freine l’évolution de l’humanité: l’accumulation de connaissances et des capacités cognitives est limitée par la taille du cerveau, elle-même limitée par le mode de naissance: si l’enfant naissait d’une matrice artificielle, la taille de son cerveau n’aurait plus de limite. »

  • « Jacques Attali: Vers l’humanité unisexe », Jacques Attali, Slate.fr, 29 janvier 2013 (lire en ligne)


« Un pays, c'est un hôtel. »

  • « Semaine critique », France 2, 15 avril 2011


« Transformer la Nature c’est bien, la Nature n’est pas bonne en soi. Plus encore, la Nature est l’ennemie de l’Homme. Quand on admet que la richesse c’est bien et que la pauvreté ce n’est pas bien, on déteste les forêts et on adore les jardins, on déteste la campagne et on adore la ville, on aime ce que l’Homme fait et pas ce que la nature lui donne. »


« L’Histoire nous apprend que l’humanité n’évolue significativement que lorsqu’elle a vraiment peur : elle met alors d’abord en place des mécanismes de défense ; parfois intolérables (des boucs émissaires et des totalitarismes) ; parfois futiles (de la distraction) ; parfois efficaces (des thérapeutiques, écartant si nécessaire tous les principes moraux antérieurs). Puis, une fois la crise passée, elle transforme ces mécanismes pour les rendre compatibles avec la liberté individuelle et les inscrire dans une politique de santé démocratique. [...] La pandémie qui commence pourrait déclencher une de ces peurs structurantes [car elle fera surgir] mieux qu’aucun discours humanitaire ou écologique, la prise de conscience de la nécessité d’un altruisme, au moins intéressé. [...] Et, même si, comme il faut évidemment l’espérer, cette crise n’est pas très grave, il ne faudra pas oublier, comme pour la crise économique, d’en tirer les leçons, afin qu’avant la prochaine — inévitable — on mette en place des mécanismes de prévention et de contrôle, ainsi que des processus logistiques de distribution équitable des médicaments et de vaccins. On devra, pour cela, mettre en place une police mondiale, un stockage mondial et donc une fiscalité mondiale. On en viendra alors, beaucoup plus vite que ne l’aurait permis la seule raison économique, à mettre en place les bases d’un véritable gouvernement mondial. »

  • L'Express, 3 mai 2009
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« Tout ce qui n'est pas libéral est mort ou mourant. Toute collectivité humaine qui n'est pas ouverte disparaît. [...] Tout peuple qui n'est pas ouvert à recevoir, à admettre, toute philosophie, toute religion qui n'est pas prosélyte est amené à disparaître. [...] Une collectivité qui n'est pas ouverte est condamnée à mort. »


« Vers 2050, sous le poids des exigences du marché et grâce à de nouveaux moyens technologiques, l’ordre du monde s’unifiera autour d’un marché devenu planétaire, sans État. »

  • Une brève histoire de l’avenir, éd. Fayard, 2006, partie : « Première vague de l’avenir : l’hyperempire », p. 242


« À la fois hypocondriaques, paranoïdes et mégalomanes, narcissiques et égocentriques, les hypernomades... inventeront ainsi le meilleur et le pire d’une société planétaire volatile, insouciante, égoïste et précaire. Arbitres des élégances, maîtres des richesses et des médias, ils ne se reconnaîtront aucune allégeance ni nationale, ni politique, ni culturelle. »

  • Une brève Histoire de l’avenir, éd. Fayard, 2006, p. 282


« La mondialisation des échanges démontre chaque jour qu’aucune société autre que celle que façonnent les marchés n’est possible, même sur un territoire circonscrit, et qu’il ne sert même à rien d’y penser. Le marché tue donc l’utopie comme sujet de réflexion tout en la récupérant comme objet de consommation et en en faisant le fondement même de la publicité. »

  • Fraternités : Une nouvelle utopie, éd. Livre de Poche, 2002, chap. 3 : « À la poursuite du bonheur », p. 67


L’Allemagne devra « s’ouvrir à l’immigration pour compenser le déficit démographique actuel. Il faudrait en effet que la part de la population étrangère naturalisée atteigne un tiers de la population globale, et la moitié de celle des villes. »

  • Dictionnaire du XXIe siècle, éd. Fayard, 1998

Il faut « s’ouvrir aux cultures des autres, favoriser tous les métissages, apprendre à penser globalement. [...] Après la mise en place d’institutions continentales européennes, apparaîtra peut-être l’urgente nécessité d’un gouvernement mondial. »

  • Dictionnaire du XXIe siècle, éd. Fayard, 1998, pp. 15-17


« Il [La France] lui faudra tout à la fois se donner les moyens d’un net rajeunissement, accepter l’entrée d’un grand nombre d’étrangers. »

  • L’Homme nomade, éd. Fayard, 2003, p. 436


« Quand on dit que l’Europe de Maastricht créera des emplois, ça reste vrai. Il se trouve que le traité de Maastricht n’est pas encore appliqué. Lorsqu’il le sera, il est évident qu’il y aura une très forte croissance qui en découlera, car nous aurons un grand espace économique avec une monnaie unique. »


« Dès qu’il dépasse 60-65 ans l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société. La vieillesse est actuellement un marché, mais il n’est pas solvable. Je suis pour ma part en tant que socialiste contre l’allongement de la vie. L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figures. Dans une logique socialiste, pour commencer, le problème se pose comme suit : la logique socialiste c’est la liberté et la liberté fondamentale c’est le suicide ; en conséquence, le droit au suicide direct ou indirect est donc une valeur absolue dans ce type de société. Dans une société capitaliste, des machines à tuer, des prothèses qui permettront d’éliminer la vie lorsqu’elle sera trop insupportables ou économiquement trop coûteuse, verront le jour et seront de pratique courante. Je pense donc que l’euthanasie, qu’elle soit une valeur de liberté ou une marchandise, sera une des règles de la société future. »

  • Michel Salomon, L’Avenir de la Vie, éd. Robert Laffont, 1981, interview de Jacques Attali, pp. 274-275

Sa nébuleuse