Maximilien de Robespierre

Il a dit

« Si le ressort du gouvernement populaire dans la paix est la vertu, le ressort du gouvernement populaire en révolution est à la fois la vertu et la terreur : la vertu, sans laquelle la terreur est funeste ; la terreur, sans laquelle la vertu est impuissante. La terreur n’est autre chose que la justice prompte, sévère, inflexible ; elle est donc une émanation de la vertu ; elle est moins un principe particulier qu’une conséquence du principe de la démocratie appliqué aux plus pressants besoins de la patrie.

[...] Le gouvernement de la révolution est le despotisme de la liberté contre la tyrannie. »

  • Sur les principes de morale politique (1794), in Œuvres de Robespierre, éd. F. Cournol, 1867, pp. 301-302


« N’est-ce pas lui dont la main immortelle, en gravant dans le cœur de l’homme le code de la justice et de l’égalité, y traça la sentence de mort des tyrans ? N’est-ce pas lui qui, dès le commencement des temps, décréta la république, et mit à l’ordre du jour, pour tous les siècles et pour tous les peuples, la liberté, la bonne foi et la justice ? Il n’a point créé les rois pour dévorer l’espèce humaine ; il n’a point créé les prêtres pour nous atteler comme de vils animaux au char des rois, et pour donner au monde l’exemple de la bassesse, de l’orgueil, de la perfidie, de l’avarice, de la débauche et du mensonge ; mais il a créé l’univers pour publier sa puissance ; il a créé les hommes pour s’aider, pour s’aimer mutuellement, et pour arriver au bonheur par la route de la vertu. »

  • Premier discours pour la fête de l’Être Suprême (1794), in Œuvres de Robespierre, éd. F. Cournol, 1867, pp. 337


« La royauté est anéantie, la noblesse et le clergé ont disparu, le règne de l’égalité commence. »

  • Maximilien Robespierre, Lettre à ses commettants n° 1, 30 septembre 1792