Parti socialiste

Ils ont dit

« Toutes choses égales par ailleurs, Chavez, c’est de Gaulle plus Léon Blum. De Gaulle parce qu’il a changé fondamentalement les institutions et puis Léon Blum, c’est-à-dire le Front populaire, parce qu’il lutte contre les injustices. Moi je dis, et ça pourra m’être reproché, [...] que le monde gagnerait à avoir beaucoup de dictateurs comme Hugo Chavez puisqu’on prétend que c’est un dictateur. Il a pendant ces quatorze ans respecté les droits de l’homme. »

  • Victorin Lunel, RTL et Europe 1, 8 mars 2013, alors ministre de l’Outre-Mer, après l’enterrement de Chavez


« Je ne vois aucun inconvénient ni pour les unions à plusieurs, ni pour les unions polygames, ni pour l’inceste. »

  • Lors du colloque à l’EHESS d’Angers, 8 avril 2013, cité dans Famille chrétienne, n° 1844 (24 mai 2013), p. 11


« Il s'agit de substituer à des concepts tels que "le sexe" ou "la différence sexuelle" le concept de "genre" qui montre que les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas fondées sur la nature mais sont historiquement construites et socialement reproduites. »

  • Julie Sommaruga, député du groupe SRC des Hauts-de-Seine, présentation du « Compte-rendu du projet d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République » à l’Assemblée nationale, 28 février 2013


« Bien sûr, je suis pour la GPA pour tous les couples, mais pas tout de suite. Je suis pour au nom de l’égalité. Pour l’instant, la société n’est peut-être pas d’accord, on peut attendre. »


« Aujourd’hui, la filiation biologique n’est plus la seule filiation possible ; il y a une multiplication des acteurs impliqués dans la conception et l’éducation des enfants. »

  • Dominique Bertinotti, commission des lois, réunion du 18 décembre 2012


« Nous servons de la viande halal par respect pour la diversité, mais pas de poisson par respect pour la laïcité. »

  • Roland Ries, 11 avril 2011


« Ce concert nous permet de démontrer avec force que la France est un pays libre et que la jeunesse y a toute sa place. Il faut absolument lutter contre la lepénisation des esprits. »

  • Nicole Feidt, soutenant la venue du groupe de rap Sniper, décembre 2003


« À l'heure du procès Papon, alors que certains extrémistes déclarent ouvertement comme pensée politique leur haine de l'autre, il est inacceptable que certains puissent nourrir leurs fantasmes par cette lecture. Il est paradoxal que notre société punisse les auteurs de livres racistes et négationnistes, mais laisse en vente libre l'ouvrage phare de cette théorie de mort. »

  • Nicole Feidt, lettre au ministre de l'intérieur pour l'interdiction de l'impression de Mein Kampf d'Adolf Hitler, 1997

« Le Figaro Magazine adopte la méthode Le Pen qui consiste à lancer des chiffres mensongers. Cette construction, qui rappelle les théories les plus folles du nazisme, doit être démontée et poursuivie. »

  • Georgina Dufoix, communiqué en réaction au Figaro Magazine du 26 octobre 1985, intitulé « Serons-nous encore français dans 30 ans ? »


« Les immigrés ne rentreront pas chez eux, car chez eux, c'est désormais ici. »

  • Françoise Gaspard, La Fin des immigrés, éd. Seuil, 1984


« En ce temps-là, même avec le pacte germano-soviétique, même avec cette trahison, il était évident que le socialisme soviétique était la bouée de sauvetage — et la seule — pour se préserver de l'horreur qui nous envahissait. Le Parti communiste dans les années quarante-cinquante, c'était l'unique point géographique où se situer. C'est vrai. Je dis ça sur ce ton, car je n'aime pas beaucoup tous ces dissidents du P.c. qui sont devenus des réactionnaires forcenés. »

  • Michel Piccoli, L’Unité, 28 octobre 1983, l’hebdomadaire du Parti socialiste de 1972 à 1986


« Il ne faut pas se contenter de dire de façon évasive, comme Robespierre à la Convention, "des têtes vont tomber", il faut dire lesquelles, et le dire rapidement. »

  • Paul Quilès, déclaration au congrès du Parti socialiste, 1981


« Si nous réussissons, il n'y aura pas de retour au passé, Certaines forces d'opposition auront été détruites. »

  • Louis Mermaz, déclaration au congrès du Parti socialiste, 1981


« Je refuse de traiter pareillement les internements arbitraires en Union Soviétique et les tortures, assassinats et disparitions massives en Argentine. »

  • Jean-Pierre Cot, L'Obs, 31 décembre 1978


« [À propos d'Alexandre Soljenitsyne] Le personnage inquiète physiquement [...] Même bien lavé et bien rasé, il offre le côté douteux du moujick des légendes. [...] Dans ces sillons qui burinent la face et lui donnent un aspect simiesque, celui de ces singes tristes qui regardent passer les promeneurs du dimanche et qui ne bougent pas, peut-être parce qu’il n’aime pas les cacahuètes, il y a tout cela. »

  • G. Frameries, L’Unité, 24 janvier 1975


« La troisième république a appelé autour d’elle les enfants des paysans, les enfants des ouvriers, et dans ces cerveaux obscurs, dans ces consciences enténébrées, elle a versé peu à peu le germe révolutionnaire de l’instruction. Cela n’a pas suffi. Tous ensemble, par nos pères, par nos aînés, par nous-mêmes, nous nous sommes attachés dans le passé à une œuvre d’anticléricalisme, à une œuvre d’irréligion. Nous avons arraché les consciences humaines à la croyance. Lorsqu’un misérable, fatigué du poids du jour, ployait les genoux, nous l’avons relevé, nous lui avons dit que derrière les nuages il n’y avait rien que des chimères. Ensemble, et d’un geste magnifique, nous avons éteint dans le ciel des lumières qu’on ne rallumera plus. »

  • René Viviani, Annales de la Chambre des députés, 8 novembre 1906


« Il faut le dire très haut : il y a incompatibilité entre l’Église, le catholicisme ou même le christianisme et tout régime républicain. Le christianisme est un outrage à la raison, un outrage à la nature. Aussi je déclare très nettement que je veux poursuivre l’idée de la Convention et achever l’œuvre de déchristianisation de la France qui se poursuivait dans un calme parfait et le plus heureusement du monde jusqu’au jour où Napoléon conclut son Concordat [...] Pourquoi nous républicains, et surtout nous socialistes, voulons-nous déchristianiser ce pays ? Pourquoi combattons-nous les religions ? Nous combattons les religions parce que nous croyons, je le répète, qu’elles sont un obstacle permanent au progrès et à la civilisation. Le jour où le dieu anthropomorphe des Juifs quitta les bords du Jourdain pour conquérir le monde méditerranéen, la civilisation disparut du bassin de la Méditerranée, et il faut remercier les empereurs romains qui ont combattu de toutes leurs forces cette philosophie puérile et barbare, si contraire au panthéisme et au naturalisme de notre race ; il faut remercier Julien l’apostat qui fit tous ses efforts pour combattre le fléau [...].

Et plus tard, quand le christianisme quitta Rome et la Grèce, où il avait étouffé toute civilisation et où il n’avait laissé que ruines et décombres, et arriva en France, il n’y eut plus en notre pays ni arts, ni lettres, et surtout ni sciences.

Il fallut la Renaissance, il fallut la Révolution pour redonner au cerveau de notre race sa véritable puissance de normale évolution et sa possibilité de progrès. Sous l’influence du judéo-christianisme, toute lumière avait disparu ; il n’y avait plus que ténèbres. Aujourd’hui encore, combien de progrès ne sont pas réalisés parce que nous trainons derrière nous ce lourd boulet de judéo-christianisme avec son cortège de mensonges et de préjugés traditionnels.

Nous combattons donc la religion parce que nous voyons dans la religion le plus grand moyen qui reste entre les mains de la bourgeoisie, entre les mains des capitalistes pour conserver le travailleur dans un état de dépendance économique. Voilà pourquoi nous faisons la guerre à tous les cultes et pourquoi nous en sommes les adversaires les plus acharnés. »