Pascal Lamy

Il a dit

« La mondialisation est une transformation gigantesque des économies et des sociétés, dont on avait sous-estimé l’ampleur et qui frappe des pays en tête du classement de la richesse mondiale. Mais la démondialisation est un concept réactionnaire [...] Parce que le phénomène est parti pour durer. Les moteurs de la mondialisation sont les porte-conteneurs et Internet et la technologie ne reviendra pas en arrière ! »

  • « La démondialisation est un concept réactionnaire », Le Monde, 30 juin 2011


« Le libre-échange est une bonne chose, même quand il provoque des licenciements, pourvu que cela se fasse selon certaines règles [...] Si la Constitution européenne est adoptée, je n’aurai pas de problème à l’OMC avec les Européens. »

  • Mai 2005


« Il est donc urgent de réfléchir aux modalités de construction d’un pouvoir démocratique mondial. Si les formes de la démocratie représentative nationale sont désormais un piège, il nous faut aujourd’hui penser une démocratie alternationale. Sans modèle ? Sans expérience ? Pas tout à fait. Car, depuis cinquante ans, dans un coin de la planète, se déroule un processus dont les fondateurs avaient mesuré la possible portée pour le monde : la construction européenne. »

  • La démocratie-monde : Pour une autre gouvernance globale, éd. Seuil, coll. La République des idées, 2004, p. 33


« Ce qui a été possible en Europe, en créant la Commission, à une échelle régionale, est difficile à mettre en place, en l’état actuel, pour l’ensemble des États de la planète : nous ne sommes pas à l’aube d’une intégration mondiale aussi poussée que celle de l’Union européenne. Il faut donc avancer pas à pas, par exemple en plaçant dans chaque organisation internationale un "tiers de confiance", susceptible de proposer des initiatives, de dégager des compromis, de suggérer des solutions. Le secrétaire général de l’ONU peut jouer ce rôle tant que les membres permanents du Conseil de sécurité le veulent bien. De même, le directeur général du FMI ou le président de la Banque mondiale ont le pouvoir de mettre leur institution en mouvement. Le directeur général de l’OIT ou de l’OMS aussi, dans une moindre mesure. En revanche, le directeur général de l’OMC ne dispose pas d’une telle capacité, empêtré qu’il est dans le principe du consensus qui lui interdit toute initiative réelle. »

  • La démocratie-monde : Pour une autre gouvernance globale, éd. Seuil, coll. La République des idées, 2004, p. 78


« L'OMC doit élargir ses attributions pour englober les questions de société telles que l'environnement, la culture, la santé et la nourriture, qui, à l'instar de la concurrence et de l'investissement, ne peuvent plus être tenues à l'écart du commerce. »

  • Déclarations tenues à Strasbourg, 6 octobre 1999


« La nouvelle Commission soutiendra [les propositions du TransAtlantic Business Dialogue] de la même manière que la précédente. Nous ferons ce que nous avons à faire d'autant plus facilement que, de votre côté, vous nous indiquerez vos priorités [...] Je crois que le monde des affaires doit aussi parler franchement et convaincre que la libéralisation du commerce et en général la globalisation sont de bonnes choses pour les peuples. »

  • Déclarations tenues devant l'assemblée du TransAtlantic Business Dialogue, 1999

Sa nébuleuse