Stéphane Hessel

Il a dit

« Aujourd'hui nous pouvons constater ceci : la souplesse de la politique d'occupation allemande permettait, à la fin de la guerre encore, une politique culturelle d'ouverture. Il était permis à Paris de jouer des pièces de Jean-Paul Sartre ou d'écouter Juliette Gréco. Si je peux oser une comparaison audacieuse sur un sujet qui me touche, j'affirme ceci : l'occupation allemande était, si on la compare par exemple avec l'occupation actuelle de la Palestine par les Israéliens, une occupation relativement inoffensive, abstraction faite d'éléments d'exception comme les incarcérations, les internements et les exécutions, ainsi que le vol d'oeuvres d'art. Tout cela était terrible. Mais il s'agissait d'une politique d'occupation qui voulait agir positivement et de ce fait nous rendait à nous, résistants, le travail si difficile. »

  • Frankfurter Allgemeine Zeitung, 21 janvier 2011


« Je pense bien évidemment que le terrorisme est inacceptable, mais il faut reconnaître que lorsque l'on est occupé avec des moyens militaires infiniment supérieurs aux vôtres, la réaction populaire ne peut pas être que non-violente. »

  • Indignez-vous !, éd. Indigène, 2011, p. 18


« Nous avons besoin des immigrés. »

  • La Vie, 4 juillet 1996


« Au plan démographique, nous avons besoin de cet apport de populations issues de pays plus jeunes, sinon dans vingt ans, nous ne pourrons plus payer nos retraites. Les Français s'ils n'étaient pas manipulés par les xénophobes et les racistes seraient sensibles à cet argument. »

  • La Vie, 4 juillet 1996


« Il serait illusoire de penser qu'on puisse réguler les flux humains par des réglementations restrictives ou des privations de droit. »

  • Rapport, Immigration : le devoir d'insertion, 1987


« Il ne faut pas "tolérer" les immigrés. Il faut profiter de tout ce qu'ils nous apportent et de l'énergie beaucoup plus forte qu'ils dépensent. »

  • Rapport, Immigration : le devoir d'insertion, 1987