Vincent Peillon

Il a dit

« Quant à ceux qui n'héritent de rien du tout, il convient de réfléchir à l'instauration d'une dotation de départ alimentée par un prélèvement sur l'ensemble des droits de succession des autres. »

  • « La culture du respect ferait du bien à la France », Entretien réalisé par Jannick Alimi, Ava Djamshidi, Pascale Egré, Catherine Gasté, Aline Gérard, Henri Vernet, Le Parisien, nº 22507 bis, 15 janvier 2017, p. 5



« La droite, c'est des gens qui considèrent qu'il y a des différences entre nous qui font que, par exemple, “Si nous n'avons pas la même orientation sexuelle, moi j'ai le droit de me marier, lui n'a pas le droit de se marier”. “Il est noir ? Il n'a pas le droit de vote”. C'est ça, notre histoire depuis deux siècles. »

  • « Quotidien », TMC, 4 janvier 2017

« Je n’ai évidemment pas voulu dire que c’était la laïcité qui était à l’origine de l’antisémitisme de la France de Vichy. Le régime de Vichy ne se réclamait pas de la laïcité, bien au contraire. Et ce qu’ont vécu les juifs sous Vichy ne saurait être banalisé d’aucune façon. Tout cela, je le sais charnellement et intellectuellement mieux que quiconque, par mon histoire personnelle, par mes travaux. Et par mes combats politiques énergiques pour la laïcité, et contre le racisme et l’antisémitisme. »

  • Twitter, 4 janvier 2017

« J’ai voulu dénoncer la stratégie de l’extrême droite, qui utilise les mots de la République pour les détourner contre la population. Elle le fait aujourd’hui avec la laïcité contre les musulmans en les confondant avec les islamistes radicaux qu’il faut, eux, combattre. »

  • Twitter, 4 janvier 2017

« Certains veulent utiliser la laïcité — ça a déjà été fait dans le passé — contre certaines catégories de population, c’était il y a quarante ans, les juifs à qui on mettait des étoiles jaunes. C’est aujourd’hui un certain nombre de nos compatriotes musulmans qu’on amalgame d’ailleurs souvent avec les islamistes radicaux. C’est intolérable. »

  • « L’Entretien politique », France 2, 3 janvier 2017

« Le problème n’est pas Manuel Valls en France. Le problème, c’est le fascisme rampant de Mme Le Pen [...] qui utilise les mots de la République pour faire le contraire. [...] Elle fait de la laïcité un instrument non pas de liberté et de tolérance, mais un instrument de violence à l’égard de certains. »

  • « L’Entretien politique », France 2, 3 janvier 2017

« Il revient à l’École française de contribuer à bâtir du commun. »

  • Alors ministre de l’Éducation nationale sous le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, à l’occasion de sa présentation de la Charte de la laïcité à l’École (circulaire n° 2013-144 du 6 septembre 2013) à Ferté-sous-Jouarre, dans l’académie de Créteil, 9 septembre 2013

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« Nous voulons refonder l’école de la République. Et nous voulons refonder la République par l’école ! »

« Le but de la morale laïque est de permettre à chaque élève de s’émanciper, car le point de départ de la laïcité c’est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix. »

  • « Peillon : "Je veux qu'on enseigne la morale laïque" », Adeline Fleury, Le Journal du Dimanche, 1er septembre 2012

« Après la défaite socialiste du 21 avril 2002, puis la perte de mon siège de député, j’ai connu une vraie sensation d’oppression et c’est en lisant Bergson que j’ai retrouvé mon souffle. »

« Dans notre pays, l'église catholique est conservatrice, voire réactionnaire mais elle détient, dans le fond, le pouvoir spirituel et un formidable pouvoir d'opinion et de conscience. [...] Donc il faut que nous inventions, pour rétablir la république, une spiritualité voire une religion spécifique. »

  • Le Monde des religions, 1er mars 2010

« C’est au socialisme qu’il va revenir d’incarner la révolution religieuse dont l’humanité a besoin, en étant à la fois une révolution morale et une révolution matérielle, et en mettant la seconde au service de la première. »

  • La Révolution française n'est pas terminée, éd. Seuil, 2008, p. 195

« La Révolution française est l’irruption dans le temps de quelque chose qui n’appartient pas au temps, c’est un commencement absolu, c’est la présence et l’incarnation d’un sens, d’une régénération et d’une expiation du peuple français.

1789, l’année sans pareille, est celle de l’engendrement par un brusque saut de l’histoire d’un homme nouveau. La révolution est un événement métahistorique, c’est-à-dire un événement religieux.

La révolution implique l’oubli total de ce qui précède la révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transusbtantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi. »

  • La Révolution française n'est pas terminée, éd. Seuil, 2008, pp. 17-18

« La laïcité elle-même peut alors apparaître comme cette religion de la République recherchée depuis la Révolution. »

  • La Révolution française n'est pas terminée, éd. Seuil, 2008, p. 162

« On ne peut pas faire une révolution uniquement dans la matière, il faut la faire dans les esprits. Or on a fait la révolution essentiellement politique, mais pas la révolution morale et spirituelle. Et donc on a laissé le moral et le spirituel à l'Église catholique. Donc il faut remplacer ça. [...] c'est la preuve qu'on ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique. Mais comme on ne peut pas non plus acclimater le protestantisme en France, comme on l'a fait dans d'autres démocraties, il faut inventer une religion républicaine. Cette religion républicaine, qui doit accompagner la révolution matérielle, mais qui est la révolution spirituelle, c'est la laïcité. Et c'est pour ça d'ailleurs qu'on a pu parler au début du XXe siècle, de foi laïque, de religion laïque, et que la laïcité voulait être la création d'un esprit public, d'une morale laïque, et donc l'adhésion à un certain nombre de valeurs. »

  • Entretien pour la présentation de son ouvrage La Révolution française n'est pas terminée, Seuil, 8 octobre 2008

« Sans doute peut-on considérer qu’il est désuet ce socialisme en blouse, hirsute, réflexif et loquace qui n’hésitait pas à parler d’honneur, de vérité, d’esprit et même de religion, qu’il est archaïque ce socialisme pétri du souci des humbles, habité de la volonté d’égalité, pénétré de l’amour de l’instruction [...] Le socialisme est l’accomplissement du lien religieux entre les hommes. »

  • Jean Jaurès et la religion du socialisme, éd. Grasset, 2000

Sa nébuleuse